Stations de contrôle des Migrations (STACOMI)

Le réseau de STACOMI sur le bassin Seine-Normandie

Le réseau des STACOMI

Le territoire Seine-Normandie-Nord compte à ce jour treize stations de contrôle des migrations (STACOMI) en fonctionnement, réparties sur 8 fleuves côtiers et sur le bassin de la Seine, dont deux situées au fond de son estuaire. Trois autres sont en attente d’équipement sur la Seine, notamment sur deux de ses grands affluents (l’Oise et la Marne), les passes à poissons sont physiquement créées et laissent d’ores-et-déjà passer les poissons, il ne reste qu’à mettre en place les moyens humains et techniques pour les dénombrer. Finalement, deux dernières sont en projet, avec pour objectif de venir dénombrer les individus s’engageant sur la Risle, un affluent estuarien de la Seine et sur l’Arques, deux cours d’eau à forts enjeux migrateurs.

Parmi les suivis des migrations en cours, deux stations scientifiques sont disposées sur l’Oir un affluent de la Sélune, et sur la Bresle, rivière index du bassin Seine-Normandie. Celles-ci correspondent davantage à des dispositifs complets de contrôle des migrations puisqu’assurant un piégeage à la montaison ainsi qu’à la dévalaison (géniteurs ravalés, smolts, anguilles dévalantes) ;

  • Le piège de montaison et de dévalaison de Ducey, sur l’Oir mis en place sur ce cours d’eau expérimental par l’Institut National pour la Recherche Agronomique (INRA) depuis 1984.
  • Le piège de montaison et de dévalaison d’Eu et le piège de dévalaison plus amont de Beauchamps sur la Bresle en place sur cette rivière index depuis 1982, aujourd’hui gérés par l’Agence Française pour la Biodiversité. Le dispositif aval piège les migrateurs en montaison ainsi que les smolts en dévalaison une seconde fois après capture et marquage au niveau du dispositif amont, lequel permet également de piéger les anguilles avalantes rejoignant la mer.

Les autres dispositifs en fonctionnement sont plus récents et ne contrôlent que les migrations en montaison des géniteurs à l’aide d’équipements vidéo-informatiques, de passes à bassins munis de vitres d’observations et parfois de dispositifs de piégeage mis en eau que ponctuellement à des fins pédagogiques ou scientifiques ;

  • L’ observatoire piscicole de la Meauffe aux Claies de Vire sur la Vire pourvu d’un système de vidéo-comptage et d’un piège gérés par la Fédération de la Manche pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique depuis 2002.
  • L’ observatoire piscicole de Feuguerolles-Bully sur l’Orne, récemment équipé (2009) d’un système de vidéo-comptage, et le piège en place depuis 1981 modernisé dont le fonctionnement est assuré par la Fédération du Calvados pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique.
  • L’ observatoire du Breuil-en-Auge sur la Touques muni d’un système de vidéo-comptage également pris en charge par la Fédération du Calvados pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique depuis 2001.
  • L’ observatoire piscicole de Poses sur la Seine constitué d’un système de vidéo-comptage actif depuis 2008 dont le dépouillement est assuré par la Syndicat mixte de la base de loisirs et de plein air de Léry-Poses, en collaboration avec l’association migrateurs SEINORMIGR, et d’un piège à anguilles depuis 2014 à l’entière charge de SEINORMIGR.
  • L’ observatoire piscicole d’Amfreville-sous-les-Monts sur la Seine, venant compléter le dispositif déjà existant en rive gauche de Poses. Passe à poissons inaugurée en 2017 qui est constituée d’un système de vidéo-comptage et d’un piège à anguilles.
  • L’ observatoire de Carandeau à l’aval de l’Aisne, inauguré en 2017 qui permet désormais d’avoir un regard sur cet axe nouvellement accessible, dont les données sont dépouillées par la Fédération de l’Oise pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique.
  • L’ observatoire de Malay-le-Grand sur la Vanne un affluent de l’Yonne, géré par la Fédération de l’Yonne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique depuis 2016.

Réparties sur le bassin de la Seine, trois passes à poissons, déjà physiquement construites, abriteront dans un futur proche des dispositifs de dénombrement. Deux d’entres-elles sont toutes la propriété de Voies Navigables de France et assurent d’ores-et-déjà la libre circulation piscicole en parallèle de leurs écluses de navigation et qui par le biais d’une convention confient l’équipement et l’exploitation à l’association migrateurs SEINORMIGR.

Il s’agit de :

  • L’ observatoire piscicole de Pontoise sur l’Oise.
  • L’ observatoire piscicole de Maisons-Alfort sur la Marne.

Auxquels s’ajoute l’observatoire de Saint-Julien-les-Villas sur la Seine à l’amont de Troyes déjà prêt à accueillir un système de vidéo-comptage.

Deux derniers dispositifs sont à l’étude sur deux cours d’eau de l’arc Normand ;

  • Sur la Risle à Pont-Audemer pour équiper les deux bras de la rivière à l’aide d’un observatoire aux fins pédagogiques ainsi que d’une station à vocation scientifique.
  • Et sur la Béthune à Arques-la-Bataille, où un dispositif de dénombrement analogue devrait permettre de détecter la majorité des poissons migrateurs s’engageant sur le fleuve très fréquenté par le saumon atlantique et la truite de mer.